{"id":2087,"date":"2026-04-23T07:35:00","date_gmt":"2026-04-23T05:35:00","guid":{"rendered":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/?p=2087"},"modified":"2026-04-22T17:43:44","modified_gmt":"2026-04-22T15:43:44","slug":"taux-de-marge-en-restauration-ce-que-vos-chiffres-ne-vous-disent-pas-vraiment","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/taux-de-marge-en-restauration-ce-que-vos-chiffres-ne-vous-disent-pas-vraiment\/","title":{"rendered":"Taux de marge en restauration : ce que vos chiffres ne vous disent pas vraiment"},"content":{"rendered":"\n<p>Votre expert-comptable vous annonce une marge brute de 71 %. Vous vous rassurez : la moyenne sectorielle est \u00e0 69 %, vous \u00eates dans la norme. Pourtant, votre tr\u00e9sorerie se tend, vos fins de mois sont plus serr\u00e9es qu&rsquo;avant, et vous ne comprenez pas pourquoi. La r\u00e9ponse tient en une phrase : vos chiffres mentent. Pas par malveillance, pas par incomp\u00e9tence, mais par construction. Cinq m\u00e9canismes invisibles faussent syst\u00e9matiquement votre lecture de la marge r\u00e9elle, et vous pilotez votre restaurant \u00e0 partir de donn\u00e9es structurellement inexactes.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-3c4649ba\">\n<div class=\"gb-container gb-container-9355ef31\">\n\n<h3 class=\"gb-headline gb-headline-2049c856 gb-headline-text\">D\u00e9couvrez Restopilot gratuitement<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"gb-headline gb-headline-0ba31e25 gb-headline-text\">Logiciel 100% gratuit durant toute la phase de lancement !<\/div>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"gb-container gb-container-1c249401\">\n\n<a class=\"gb-button gb-button-b2a69698 gb-button-text\" href=\"https:\/\/restopilot.ai\/#tarifs\"><strong>S&rsquo;inscrire<\/strong><\/a>\n\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le pi\u00e8ge des benchmarks sectoriels : \u00ab 69 % de moyenne \u00bb ne veut rien dire pour votre restaurant<\/h2>\n\n\n\n<p>Tous les articles du secteur r\u00e9p\u00e8tent les m\u00eames chiffres : 69 % de marge brute moyenne en restauration traditionnelle fran\u00e7aise en 2025 selon Fiducial, 70 \u00e0 75 % sur les solides, 85 % sur les liquides, 65 \u00e0 70 % en restauration rapide. Ces benchmarks rassurent. Ils sont aussi profond\u00e9ment trompeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Une moyenne statistique m\u00e9lange des r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques radicalement diff\u00e9rentes. Le chiffre de 69 % compile les r\u00e9sultats de bistrots de quartier, de pizzerias, de brasseries, de gastronomiques \u00e9toil\u00e9s, de fast-casual urbains, de concepts \u00e0 emporter, de tables d&rsquo;h\u00f4tes rurales. Ces mod\u00e8les ont des structures de co\u00fbts et des marges cibles qui n&rsquo;ont rien \u00e0 voir. Une pizzeria bien g\u00e9r\u00e9e affiche structurellement une marge brute sup\u00e9rieure \u00e0 75 %, parfois 78 % : son co\u00fbt mati\u00e8re est d\u00e9risoire (farine, tomate, fromage), ses rendements sont ma\u00eetris\u00e9s, son prix de vente est \u00e9lev\u00e9 par rapport \u00e0 la valeur mati\u00e8re. Un restaurant gastronomique travaillant de la truffe, du foie gras, du b\u0153uf matur\u00e9 plafonne m\u00e9caniquement \u00e0 65 %, parfois moins.<\/p>\n\n\n\n<p>Afficher 71 % quand on est une pizzeria signifie que vous perdez 4 \u00e0 7 points de marge brute par rapport \u00e0 votre cible structurelle. Sur un chiffre d&rsquo;affaires de 500 000 \u20ac, cela repr\u00e9sente 20 000 \u00e0 35 000 \u20ac \u00e9vapor\u00e9s chaque ann\u00e9e, masqu\u00e9s par la comparaison flatteuse avec une moyenne sectorielle inadapt\u00e9e. Afficher le m\u00eame 71 % quand on est un gastronomique signifie au contraire une performance exceptionnelle qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre pilot\u00e9e comme un avantage concurrentiel.<\/p>\n\n\n\n<p>La marge cible n&rsquo;est pas une marge sectorielle. Elle d\u00e9pend de votre concept pr\u00e9cis, de votre ticket moyen, de la nature de vos mati\u00e8res premi\u00e8res, de votre coefficient multiplicateur habituel. Se comparer \u00e0 une moyenne nationale sans segmenter par type d&rsquo;\u00e9tablissement revient \u00e0 \u00e9valuer la vitesse d&rsquo;un cycliste en la comparant \u00e0 celle d&rsquo;un automobiliste. Les deux avancent, mais le cadre de r\u00e9f\u00e9rence est sans valeur. Pour piloter votre rentabilit\u00e9, commencez par d\u00e9finir votre marge cible propre, en fonction de votre concept, de votre positionnement et de votre structure de co\u00fbts sp\u00e9cifique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La marge comptable : une photographie avec un mois de retard<\/h2>\n\n\n\n<p>Le mode de lecture classique de la marge repose sur la comptabilit\u00e9 mensuelle. Votre expert-comptable consolide les factures, les ventes, les inventaires, puis vous remet un compte de r\u00e9sultat provisoire entre 15 et 45 jours apr\u00e8s la fin du mois concern\u00e9. \u00c0 ce moment-l\u00e0, vous d\u00e9couvrez une marge brute \u00e0 67 % alors que vous pensiez \u00eatre \u00e0 72 %. La d\u00e9rive est consomm\u00e9e. Les fournisseurs ont \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s. Les plats ont \u00e9t\u00e9 vendus. Les clients sont partis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me structurel de la marge comptable tient \u00e0 cette asynchronie entre le cycle op\u00e9rationnel (quotidien) et le cycle comptable (mensuel ou trimestriel). En restauration, une d\u00e9rive de marge s&rsquo;installe en quelques jours : une hausse fournisseur de 8 % sur les produits laitiers, un nouveau serveur qui sur-portionne syst\u00e9matiquement, un plat lanc\u00e9 sans fiche technique \u00e0 jour. Cette d\u00e9rive co\u00fbte 300 \u00e0 500 \u20ac par semaine d\u00e8s le premier jour. Sur six semaines de retard comptable, c&rsquo;est 2 000 \u00e0 3 000 \u20ac de marge \u00e9vapor\u00e9e avant m\u00eame que le signal d&rsquo;alerte ne parvienne au dirigeant.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 du secteur est sans appel : le restaurateur qui d\u00e9couvre ses \u00e9carts au bilan pilote trop tard. La rentabilit\u00e9 en restauration se g\u00e8re en temps r\u00e9el ou elle se subit. Un \u00e9cart de 3 points de marge sur un chiffre d&rsquo;affaires de 500 000 \u20ac repr\u00e9sente 15 000 \u20ac annuels de marge perdue. Sur un CA de 800 000 \u20ac, on passe \u00e0 24 000 \u20ac. Ces montants ne sont pas marginaux, ils d\u00e9terminent la viabilit\u00e9 du restaurant. Pourtant, 80 % des restaurateurs ind\u00e9pendants continuent de piloter leur marge via leur bilan comptable, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec un mois de retard. Le pilotage hebdomadaire, voire quotidien, de la marge brute est la premi\u00e8re rupture m\u00e9thodologique qui s\u00e9pare les restaurants qui survivent de ceux qui d\u00e9faillent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La marge th\u00e9orique : vos fiches techniques mentent, vos factures disent vrai<\/h2>\n\n\n\n<p>Vous avez construit vos fiches techniques au lancement de votre restaurant. Les prix d&rsquo;achat ont \u00e9t\u00e9 saisis \u00e0 partir de la mercuriale fournisseur d&rsquo;alors. Votre marge th\u00e9orique ressort \u00e0 72 %. Trois mois plus tard, cette marge est devenue une fiction, et vous ne le savez pas. Les fournisseurs augmentent leurs prix en continu, par des m\u00e9canismes souvent invisibles : r\u00e9visions tarifaires semestrielles, indexations sur les mati\u00e8res premi\u00e8res, frais logistiques ajout\u00e9s en pied de facture, cotisations interprofessionnelles non signal\u00e9es, changements de conditionnement qui modifient le prix au kilo sans changer la ligne tarifaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La cons\u00e9quence op\u00e9rationnelle est constante dans tous les restaurants qui n&rsquo;actualisent pas leurs fiches techniques : un \u00e9cart de 3 \u00e0 5 points entre la marge th\u00e9orique affich\u00e9e et la marge r\u00e9elle constat\u00e9e au bilan. Sur un chiffre d&rsquo;affaires de 500 000 \u20ac, cela repr\u00e9sente 15 000 \u00e0 25 000 \u20ac de marge perdue chaque ann\u00e9e, sans que personne ne s&rsquo;en rende compte. Cette h\u00e9morragie est invisible parce qu&rsquo;elle est progressive : quelques centimes par plat, quelques dizaines d&rsquo;euros par service, quelques milliers d&rsquo;euros par mois. Le cumul annuel est spectaculaire, mais la dynamique est silencieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;exemple document\u00e9 le plus parlant concerne un burger maison calcul\u00e9 \u00e0 72 % de marge th\u00e9orique sur fiche technique. Une fois les hausses fournisseurs non r\u00e9percut\u00e9es, les pertes \u00e0 la cuisson et au parage non int\u00e9gr\u00e9es, et les portions l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9riv\u00e9es, la marge r\u00e9elle tombe \u00e0 63 %. L&rsquo;\u00e9cart de 8,9 points repr\u00e9sente 1,28 \u20ac de marge perdue sur chaque burger vendu. Pour un restaurant qui en \u00e9coule 60 par soir, cinq soirs par semaine, le manque \u00e0 gagner atteint 19 968 \u20ac par an, sur un seul plat de la carte.<\/p>\n\n\n\n<p>La solution technique existe : connecter ses <a href=\"https:\/\/restopilot.ai\/logiciel-fiche-technique-cuisine\/\">fiches techniques<\/a> \u00e0 une mercuriale tenue \u00e0 jour, avec recalcul automatique de la marge d\u00e8s qu&rsquo;un prix d&rsquo;achat change. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 \u00e7a que sert RestoPilot.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre outil ne r\u00e9sout pas l&rsquo;ensemble du probl\u00e8me de rentabilit\u00e9 d&rsquo;un restaurant (les charges fixes, la masse salariale, la tr\u00e9sorerie ne rel\u00e8vent pas de son p\u00e9rim\u00e8tre), mais il traite la source la plus importante d&rsquo;\u00e9cart entre marge affich\u00e9e et marge r\u00e9elle : le d\u00e9calage entre les prix d&rsquo;achat r\u00e9els et les prix saisis dans les fiches techniques. Fiabiliser cette base, c&rsquo;est rendre aux chiffres de marge leur fonction premi\u00e8re : un signal de pilotage plut\u00f4t qu&rsquo;une fiction rassurante.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-3c4649ba\">\n<div class=\"gb-container gb-container-9355ef31\">\n\n<h3 class=\"gb-headline gb-headline-2049c856 gb-headline-text\">D\u00e9couvrez Restopilot gratuitement<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"gb-headline gb-headline-0ba31e25 gb-headline-text\">Logiciel 100% gratuit durant toute la phase de lancement !<\/div>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"gb-container gb-container-1c249401\">\n\n<a class=\"gb-button gb-button-b2a69698 gb-button-text\" href=\"https:\/\/restopilot.ai\/#tarifs\"><strong>S&rsquo;inscrire<\/strong><\/a>\n\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les rendements mati\u00e8re : le trou noir du food cost<\/h2>\n\n\n\n<p>Votre fournisseur vous livre un saumon entier \u00e0 18 \u20ac le kilo. Vous calculez votre co\u00fbt portion sur ce prix. Votre marge est fauss\u00e9e d\u00e8s la premi\u00e8re fiche technique. Le saumon entier perd 30 \u00e0 40 % de son poids apr\u00e8s \u00e9t\u00eatage, filetage et parage. Votre co\u00fbt mati\u00e8re r\u00e9el au kilo de filet servi n&rsquo;est pas de 18 \u20ac, il est de 25,70 \u00e0 30 \u20ac selon le rendement r\u00e9el constat\u00e9 en cuisine. Sur un filet portionn\u00e9 \u00e0 180 g, votre co\u00fbt portion passe de 3,24 \u20ac \u00e0 5,40 \u20ac. La marge brute sur le plat s&rsquo;effondre de 10 points sans qu&rsquo;aucune ligne comptable ne le signale.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne de rendement mati\u00e8re concerne tous les produits bruts de votre cuisine. Un filet de poisson perd 15 \u00e0 20 %. Une pi\u00e8ce de b\u0153uf par\u00e9e perd 10 \u00e0 15 %. Des l\u00e9gumes-racines \u00e9pluch\u00e9s perdent 20 \u00e0 30 %. Des fruits de mer d\u00e9coquill\u00e9s perdent 50 \u00e0 70 %. Le coefficient de rendement n&rsquo;est pas une approximation, c&rsquo;est une donn\u00e9e mesurable qui doit figurer sur chaque fiche technique de produit brut. Dans la majorit\u00e9 des restaurants, il est purement absent. Le food cost th\u00e9orique affich\u00e9 est donc sous-estim\u00e9 de 8 \u00e0 10 points sur les plats \u00e0 base de produits bruts.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ces pertes de rendement s&rsquo;ajoutent les pertes op\u00e9rationnelles : produits p\u00e9rim\u00e9s, erreurs de pr\u00e9paration, portions rat\u00e9es, casse, coulage non enregistr\u00e9. Ces pertes repr\u00e9sentent typiquement 3 \u00e0 8 % du co\u00fbt mati\u00e8re selon la rigueur organisationnelle de la cuisine. Un \u00e9cart d&rsquo;inventaire sup\u00e9rieur \u00e0 2-3 % entre consommation th\u00e9orique et consommation r\u00e9elle est un signal d&rsquo;alarme critique qui devrait d\u00e9clencher une enqu\u00eate imm\u00e9diate : soit les fiches techniques sont inexactes, soit les portions d\u00e9rivent, soit il existe du gaspillage massif ou du vol. La plupart des restaurateurs ignorent cet indicateur, le mesurent avec trois mois de retard, ou le d\u00e9couvrent lors d&rsquo;un inventaire annuel.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration des rendements mati\u00e8re et des pertes op\u00e9rationnelles dans le calcul du <a href=\"https:\/\/restopilot.ai\/food-cost-restaurant\/\">food cost<\/a> est la deuxi\u00e8me rupture m\u00e9thodologique qui s\u00e9pare les restaurants rentables des autres. Une fiche technique sans coefficient de rendement est un document financier inutilisable. Elle mesure ce que vous avez achet\u00e9, pas ce que vous avez servi. Ce sont deux choses diff\u00e9rentes, et seul le second chiffre d\u00e9termine votre rentabilit\u00e9 r\u00e9elle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La marge calcul\u00e9e \u00ab de t\u00eate \u00bb : le mythe le plus co\u00fbteux du m\u00e9tier<\/h2>\n\n\n\n<p>Le chef revient du march\u00e9 avec une pi\u00e8ce de b\u0153uf \u00e0 28 \u20ac. Il annonce : \u00ab j&rsquo;ai de quoi faire cinq portions \u00e0 22 \u20ac pi\u00e8ce, \u00e7a me fait 80 % de marge. \u00bb Ce calcul, fait des milliers de fois par jour dans les cuisines fran\u00e7aises, est presque toujours faux. Il ignore cinq composantes qui, cumul\u00e9es, font chuter la marge r\u00e9elle de 15 \u00e0 25 points par rapport \u00e0 l&rsquo;intuition du chef.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re composante oubli\u00e9e : le rendement mati\u00e8re d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9. Ces 28 \u20ac de b\u0153uf brut deviennent 32 \u00e0 35 \u20ac de b\u0153uf servi apr\u00e8s parage. Deuxi\u00e8me composante : les accompagnements non chiffr\u00e9s. La garniture de l\u00e9gumes, la sauce, l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment f\u00e9culent, le pain et le beurre servis en table d&rsquo;h\u00f4tes ajoutent facilement 1,50 \u00e0 3 \u20ac par assiette. Troisi\u00e8me composante : les fonds de cuisson, les r\u00e9ductions, les sauces de base pr\u00e9par\u00e9es en amont qui consomment ingr\u00e9dients, temps et \u00e9nergie rarement affect\u00e9s \u00e0 un plat pr\u00e9cis. Quatri\u00e8me composante : les consommables (huile de cuisson, sel, poivre, aromates, beurre de finition) qui repr\u00e9sentent entre 2 et 5 % du co\u00fbt mati\u00e8re total et sont presque jamais int\u00e9gr\u00e9s dans les fiches techniques. Cinqui\u00e8me composante : la part des offerts non enregistr\u00e9s, des repas du personnel non valoris\u00e9s, du coulage, qui r\u00e9partis sur le CA total font m\u00e9caniquement monter le co\u00fbt mati\u00e8re effectif.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce de b\u0153uf \u00e0 28 \u20ac annonc\u00e9e \u00e0 80 % de marge se retrouve en r\u00e9alit\u00e9 autour de 62-65 % une fois ces composantes correctement int\u00e9gr\u00e9es. L&rsquo;\u00e9cart ne vient pas d&rsquo;une erreur de calcul mentale, il vient du fait que le <a href=\"https:\/\/restopilot.ai\/calcul-marge-restauration\/\">calcul de marge<\/a> honn\u00eate d&rsquo;un plat suppose une mod\u00e9lisation rigoureuse qui d\u00e9passe tr\u00e8s largement ce que le cerveau humain peut tenir \u00ab de t\u00eate \u00bb. Les chefs exp\u00e9riment\u00e9s le savent et construisent leurs cartes avec des outils d\u00e9di\u00e9s. Les restaurateurs qui pilotent \u00e0 l&rsquo;intuition construisent des cartes dont la rentabilit\u00e9 n&rsquo;est d\u00e9montrable sur aucun support.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce mythe de la marge intuitive explique une grande part des d\u00e9faillances pr\u00e9coces en restauration. Un restaurateur qui croit ses plats rentables \u00e0 75 % alors qu&rsquo;ils le sont \u00e0 60 % fixe ses prix, dimensionne sa masse salariale, n\u00e9gocie son loyer et \u00e9value son seuil de rentabilit\u00e9 \u00e0 partir de donn\u00e9es fausses. Quand la tr\u00e9sorerie se tend, il cherche des explications externes (concurrence, baisse de fr\u00e9quentation, hausse de charges) alors que la cause est interne : sa carte n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 rentable aux niveaux qu&rsquo;il croyait atteindre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Reprendre le contr\u00f4le de votre marge r\u00e9elle<\/h2>\n\n\n\n<p>Les benchmarks rassurent, la comptabilit\u00e9 confirme, les fiches techniques annoncent, l&rsquo;intuition valide. Pourtant, tous ces indicateurs peuvent converger vers un chiffre fantaisiste qui n&rsquo;a aucun rapport avec la rentabilit\u00e9 op\u00e9rationnelle de votre \u00e9tablissement. Cette illusion statistique n&rsquo;est pas un d\u00e9faut de votre gestion personnelle, elle est inh\u00e9rente \u00e0 la mani\u00e8re dont les chiffres de marge sont construits et pr\u00e9sent\u00e9s en restauration. Les accepter sans les interroger, c&rsquo;est piloter \u00e0 l&rsquo;aveugle.<\/p>\n\n\n\n<p>Reprendre le contr\u00f4le suppose trois gestes m\u00e9thodologiques concrets. D\u00e9finir sa marge cible propre, index\u00e9e sur le concept exact de son restaurant plut\u00f4t que sur une moyenne sectorielle. Piloter la marge brute en temps r\u00e9el ou au pire en hebdomadaire, plut\u00f4t que d&rsquo;attendre le bilan mensuel. Fiabiliser la base du calcul en maintenant des fiches techniques actualis\u00e9es, int\u00e9grant rendements mati\u00e8re et pertes op\u00e9rationnelles. Pour aller plus loin dans le pilotage op\u00e9rationnel, nous d\u00e9taillons dans un autre article les <a href=\"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/taux-de-marge-restauration\/\">douze ratios \u00e0 suivre en 2026<\/a> pour s\u00e9curiser la rentabilit\u00e9 d&rsquo;un restaurant, avec leurs seuils critiques et leurs formules exactes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les restaurateurs qui franchissent ces trois caps ne sont pas les plus chanceux du secteur, ce sont ceux qui ont cess\u00e9 de croire leurs chiffres sur parole. Dans un contexte o\u00f9 8 647 restaurants ont d\u00e9failli en France sur douze mois glissants, cette lucidit\u00e9 sur ses propres indicateurs n&rsquo;est plus un avantage concurrentiel, c&rsquo;est une condition de survie.<\/p>\n\n\n<div class=\"gb-container gb-container-3c4649ba\">\n<div class=\"gb-container gb-container-9355ef31\">\n\n<h3 class=\"gb-headline gb-headline-2049c856 gb-headline-text\">D\u00e9couvrez Restopilot gratuitement<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"gb-headline gb-headline-0ba31e25 gb-headline-text\">Logiciel 100% gratuit durant toute la phase de lancement !<\/div>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"gb-container gb-container-1c249401\">\n\n<a class=\"gb-button gb-button-b2a69698 gb-button-text\" href=\"https:\/\/restopilot.ai\/#tarifs\"><strong>S&rsquo;inscrire<\/strong><\/a>\n\n<\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Votre expert-comptable vous annonce une marge brute de 71 %. Vous vous rassurez : la moyenne sectorielle est \u00e0 69 %, vous \u00eates dans la norme. Pourtant, votre tr\u00e9sorerie se tend, vos fins de mois sont plus serr\u00e9es qu&rsquo;avant, et vous ne comprenez pas pourquoi. La r\u00e9ponse tient en une phrase : vos chiffres mentent. &#8230; <a title=\"Taux de marge en restauration : ce que vos chiffres ne vous disent pas vraiment\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/taux-de-marge-en-restauration-ce-que-vos-chiffres-ne-vous-disent-pas-vraiment\/\" aria-label=\"En savoir plus sur Taux de marge en restauration : ce que vos chiffres ne vous disent pas vraiment\">Lire plus<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2088,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[],"class_list":["post-2087","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-finances","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2087","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2087"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2087\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2089,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2087\/revisions\/2089"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/restopilot.ai\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}